Togo – Un Eldorado pour les investisseurs

Au Togo, les signaux sont au vert. L’engagement des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels les institutions de Bretton Woods, à accompagner le Togo dans son plan de développement, est un indicateur éloquent pour tout investisseur à la recherche d’un environnement favorable.

L’investissement est un domaine à risque pour les acteurs privés. Cependant, les gouvernants ont toujours besoin des investisseurs pour asseoir leur politique et impulser le développement de leur pays — notamment ceux qui cherchent à sortir de la pauvreté. Il est impératif que la confiance règne, afin d’établir une relation durable et mutuellement bénéfique, nécessaire à tout investissement significatif.

L’Administrateur du FMI au Togo, M. Ouattara Wautabouna, et le Représentant-résident de la Banque mondiale, ont tous deux donné une note positive au pays, qui peut compter sur un fort appui international dans la mise en œuvre de ses stratégies de développement à travers le nouveau cadre de partenariat-pays 2025-2029.

La Banque mondiale a considérablement accru son engagement au Togo. En septembre 2024, son portefeuille comprenait six projets nationaux (590 millions de dollars) et neuf projets régionaux (620 millions de dollars), portant les engagements à près de 1,2 milliard de dollars, financés par l’IDA.

Le Togo a également bénéficié, fin novembre 2024, d’une garantie partielle de crédit de 200 millions d’euros de la Banque africaine de développement, destinée à soutenir le premier financement durable pour la mise en œuvre de projets environnementaux et sociaux.

Dans un communiqué daté du 18 décembre 2024, la Banque mondiale a annoncé avoir approuvé « une première série de financements de 100 millions de dollars (environ 62 milliards de FCFA) de l’Association internationale de développement pour soutenir le gouvernement du Togo dans son ambition d’utiliser les technologies numériques comme levier essentiel pour accélérer la croissance, la création d’emplois et la compétitivité des secteurs prioritaires ».

Cette série de projets d’accélération numérique représente un engagement programmatique de la Banque mondiale visant à favoriser l’inclusion numérique grâce à la connectivité haut débit, au développement des compétences digitales, à l’entrepreneuriat numérique, ainsi qu’au renforcement de la résilience climatique par les technologies.


Un bilan en quelques faits et chiffres

Des actes concrets ont été posés par le gouvernement togolais sur les plans économique, social et politique. En voici quelques exemples :

  • 10 milliards de FCFA alloués pour soutenir 149 000 producteurs agricoles en 2024.
  • Subvention de l’achat d’engrais à hauteur de 17,9 milliards de FCFA.
  • Déploiement de 400 tracteurs agricoles et distribution de 3 500 kits d’irrigation.
  • Construction de 21 ponts modulaires pour désenclaver les zones rurales.
  • Mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) pour assurer un accès équitable à des soins de qualité.
  • Équipement de plusieurs centres de santé modernes pour une valeur de plus de 20 milliards de FCFA.
  • Construction et réhabilitation de plus de 2 000 salles de classe en 2024.
  • Recrutement de 4 400 enseignants, portant le total à 15 000 sur les quatre dernières années.
  • Plan de lutte contre la vie chère, incluant :
    • Baisse des coûts de transport.
    • Contrôle des prix des produits de première nécessité.
    • Dialogue avec les acteurs économiques.
    • Prime spéciale de fin d’année pour 150 000 citoyens.
  • Réduction des tarifs d’électricité pour plus d’un million de Togolais.
  • Renforcement de la sécurité nationale et des frontières nord face à la menace terroriste.
  • Dialogue communautaire pour rétablir la confiance.
  • Mise en place du Sénat et entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle en 2025, marquant la transition du Togo vers une démocratie parlementaire.

Malgré ces avancées, la demande sociale reste forte. Le pays doit continuer à consentir davantage d’investissements dans la santé, l’éducation et les services de base, afin de consolider la croissance et renforcer la cohésion sociale.

Sur le plan politique, l’opposition appelle à plus de transparence et à la préservation des libertés démocratiques, dans un contexte de mutation institutionnelle.

Source : Magazine Le Panafricain — Numéro 129

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