RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE – Enjeux politiques, juridiques et diplomatiques

Dix pays ont annoncé leur reconnaissance de la Palestine le 22 septembre 2025, lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York : Australie, Canada (le premier pays du G7 à le faire), Portugal, Royaume, Belgique, France, Luxembourg, Malte et Saint-Marin. Ces reconnaissances portent à 151 le nombre d’États membres de l’ONU qui reconnaissent l’État de Palestine, soit environ 78 % des pays du monde. Cette reconnaissance implique, selon les analystes, des enjeux politiques, juridiques et diplomatiques importants.

La reconnaissance de la Palestine en tant qu’État est, précisent-on « indépendante de son existence réelle, car elle repose sur des critères établis par le droit international tels que la présence d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement souverain ». Elle se fonde sur le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et la solution à deux États, Israël et la Palestine, coexistant dans la paix et la sécurité. Elle vise à donner un nouvel élan au processus de paix et à encourager les négociations entre les deux parties.

L’impact de cette reconnaissance, qui ressort de cette analyse, se situerait à trois niveaux : la relance du processus de paix en incitant les parties à reprendre les négociations et à trouver une solution durable, le renforcement de la protection juridique du peuple palestinien et pourrait limiter les actions israéliennes dans les territoires occupés et également constituer un signal fort à d’autres pays pouvant encore hésiter à reconnaître la Palestine, ce qui renforcerait la position palestinienne sur la scène internationale.

« Actuellement, au moins 146 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, ce qui représente environ trois quarts des États membres, mais un des obstacles à la pleine adhésion de la Palestine, c’est le veto américain. »

La reconnaissance de l’État de Palestine s’inscrit dans le cadre d’un processus dont des étapes furent déclarées dès la première intifada, notamment par le Conseil National palestinien à Alger le 15 novembre 1988. L’Algérie fut le premier pays arabe à reconnaître l’État, suivi par 75 autres pays dans les jours qui suivirent.

En 2012, la Palestine a obtenu le statut d’État observateur à l’ONU, et en 2015, elle devient État partie au Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.

Ainsi, actuellement, au moins 146 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, ce qui représente environ trois quarts des États membres, mais un des obstacles à la pleine adhésion de la Palestine reste le veto américain.


📚 Source : Magazine Le Panafricain — Numéro 129

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