Installée au cœur du Río Muni (la partie continentale du pays), au centre d’un triangle formé par Evinayong, Añisoc et Mongomo, la ville nouvelle de Djibloho a été inaugurée le 1er août 2015. Déjà matérialisée par plusieurs édifices, dont ses fameuses tours jumelles, Djibloho – appelée aussi Oyala – s’étale sur 32 000 ha de part et d’autre du fleuve Wele. Pour bien marquer son importance, elle a reçu le statut de ville-province (devenant ainsi la huitième province du pays) et possède deux districts urbains, Oyala et Mbere.
Plus qu’une simple cité administrative, Djibloho aura également une vocation touristique et universitaire. D’où la présence d’un hôtel de grand standing (doté de quelque 400 chambres et suites), d’une cinquantaine de villas, d’un centre de conférences, d’une piscine et d’un terrain de golf. Bref, un îlot de luxe dans la forêt vierge. En plus de ses grandes écoles, la cité comptera deux universités, ouvertes aux étudiants équato-guinéens et étrangers, à commencer par les boursiers en provenance de la sous-région.
Les autres chantiers en cours concernent la construction de résidences privées, de logements sociaux, de bâtiments commerciaux et de bureaux, tandis que de nouveaux ponts à hauban seront jetés sur le Wele. On estime à 70 % le taux de réalisation des travaux de la ville, à laquelle on accède par un bon réseau routier, dont une autoroute qui mène de Bata à Mongomo, et par l’aéroport de Mongomeyen. La baisse des recettes budgétaires a hélas freiné certains projets, et de nombreux chantiers devraient s’étaler davantage dans le temps.
J.A
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