Instrument d’évaluation annuelle du climat des affaires et des investissements à l’échelle mondiale, Business Ready (B-ready), un programme du groupe de la Banque mondiale qui remplace et améliore le Doing Business, considère le Togo comme le meilleur pays réformateur en Afrique de l’Ouest et le troisième en Afrique subsaharienne.
La cérémonie de présentation officielle du premier rapport de ce nouveau programme et du plan d’action de mise en œuvre des réformes a été présidée le lundi 7 octobre 2024 par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République et Gouverneur du Togo près la Banque mondiale. Elle s’est déroulée en présence du ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Mme Rose Kayi Mivedor-Sambiani, du Représentant-pays de la Société financière internationale (SFI) Christopher Balliet Bleziri, du Président du Conseil National du Patronat (CNP) Coami Laurent Tamegnon et de représentants des partenaires techniques et financiers du Togo.
Ce nouvel instrument évalue chaque année le climat des affaires et des investissements à l’échelle mondiale, dans une approche équilibrée et transparente, fondée sur les recommandations de gouvernements, des experts et d’organisations de la société civile. Il s’articule autour de trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.
Cette première édition relève les performances de 50 économies nationales pilotes dans le monde, en matière de climat des affaires. L’évaluation s’est basée sur dix indicateurs clés ou thèmes liés au cycle de vie des entreprises, à savoir la création d’entreprises, l’emplacement des entreprises, les services d’utilité publique, la main-d’œuvre, les services financiers, le commerce international, la fiscalité, le règlement des litiges, la concurrence sur le marché et l’insolvabilité de l’entreprise.
Malgré le changement de méthodologie et de champ d’application, et le contexte économique mondial peu favorable, le Togo garde sa place de meilleur pays réformateur en occupant le premier rang en Afrique de l’Ouest et le troisième rang en Afrique subsaharienne, avec une note globale de 61 points.
Il se distingue également dans le classement des meilleurs scores en Afrique subsaharienne sur les trois piliers du B-READY 2024, en particulier le pilier « cadre réglementaire », où il s’illustre en occupant la deuxième place sur 14 pays, juste derrière le Rwanda, confirmant les efforts déployés pour fournir un cadre propice aux affaires.
L’analyse des différents indicateurs révèle que le Togo excelle particulièrement dans les domaines de la création d’entreprises, du règlement de litiges, de l’emplacement des entreprises, des services d’utilité publique et du commerce international.
Dans ces domaines, les entreprises étrangères ne sont pas confrontées à des restrictions à l’entrée sur le marché. De plus, le Togo prévoit des garanties juridiques substantielles en matière de médiation et met en œuvre de bonnes pratiques dans son mécanisme de règlement des litiges fonciers.
Ces performances illustrent l’engagement du gouvernement togolais, sous le leadership du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, à faire du secteur privé un partenaire de choix dans l’implémentation de la stratégie de développement en général et de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025 en particulier, a-t-on indiqué.
Ce résultat remarquable démontre avant tout l’agilité du pays et la vision stratégique des plus hautes autorités dans la mise en œuvre des réformes ambitieuses et efficaces, selon Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République et Gouverneur du Togo près la Banque mondiale :
« Ainsi, les réformes liées à la digitalisation des formalités de création d’entreprise et à la réduction du délai ont permis d’accélérer les procédures administratives pour nos entreprises. Dans le domaine du règlement des litiges, les réformes réalisées garantissent des protections juridiques solides en matière de médiation et appliquent des pratiques exemplaires dans ledit secteur. S’agissant de l’emplacement des entreprises, plusieurs réformes, entre autres, la digitalisation du processus de délivrance de permis de construire ou l’amélioration du contrôle de la qualité des bâtiments, facilitent les démarches des sociétés pour établir un lieu d’activité commercial ou transférer des propriétés », a-t-elle relevé.
Elle a rendu hommage au chef de l’État pour « sa vision éclairée dans la mise en œuvre des réformes et la mobilisation du secteur privé, son leadership dans la conduite de la mise en œuvre des réformes et son engagement indéfectible à faire du secteur privé un partenaire de poids dans le processus de transformation économique de notre pays, ce qui mérite notre plus grande reconnaissance et admiration ».
Elle a par ailleurs exprimé sa gratitude au Groupe de la Banque mondiale, en particulier la Société financière internationale (SFI) et d’autres acteurs pour leur appui constant dans la mise en œuvre des réformes et des projets de développement économique et social, et a salué la collaboration du secteur privé dans la mise en œuvre du plan d’actions des réformes.
Le Représentant-pays de la Société financière internationale (SFI) a rappelé la spécificité de Business-Ready et s’est félicité des avancées notables du Togo en matière d’amélioration du climat des affaires.
« Le Togo est à féliciter puisque dans la sous-région, le pays est encore à nouveau le premier en termes de réformes sur les différents piliers. Je tiens vivement à réitérer notre engagement à travailler main dans la main avec le gouvernement togolais et le secteur privé, les partenaires au développement, pour créer un cadre propice à l’initiative privée et à la création d’emplois », a-t-il indiqué.
Pour sa part, le Président du Conseil National du Patronat (CNP) a exprimé sa satisfaction pour l’implication du secteur privé dans la définition des réformes et la mise en œuvre du plan d’action.
Cette performance illustre l’engagement du gouvernement togolais à faire du secteur privé un partenaire de choix dans la mise en œuvre de sa stratégie de développement en général et de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 en particulier. Mais ces résultats exceptionnels n’occultent pas les défis à relever, notamment en matière de services financiers et de concurrence.
Le Togo reste résolument engagé à maintenir le cap des réformes pour assurer l’attractivité de l’économie et libérer pleinement le potentiel du secteur privé.