Après Paris, il y a deux ans, la convention des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) s’est tenue, il y a l’année dernière à Marrakech, au Maroc. Cet événement mondial a permis, dans la continuité des mesures préconisées lors de la COP21, de jeter les bases d’une plus grande coopération entre les États, les pays africains en premier lieu. Il s’agit de permettre, désormais, un meilleur partage des expériences et la mise en œuvre de ces expériences dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, des énergies renouvelables et de la sécurité alimentaire.
À Lomé, le en octobre 2016, les chefs d’État de l’Union africaine avaient adopté la « charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement ». Un acte politique fort qui montre la détermination des pays du continent à œuvrer, ensemble, pour apporter les réponses idoines aux multiples défis sécuritaires. Il faut saluer surtout la parfaite organisation de ces assises par les Autorités togolaises, au premier rang desquelles le président de la République Faure Gnassingbé. Le magazine LE PANAFRICAIN était largement revenu sur les temps forts du sommet.
La quatrième édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, que la capitale sénégalaise a abrité du 13 au 14 novembre dernier, avait pour thème principal « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ». Cette rencontre présidée par le chef de l’État sénégalais Macky Sall, en présence de plusieurs de ses pairs, du ministre de l’Intérieur français Jean-Yves Le Drian et de nombreux experts, a donné des réponses pertinentes aux menaces sécuritaires devenues plus complexes, aussi bien dans leur mode de financement que dans les méthodes utilisées.
Ainsi, ces trois évènements, isolés en apparence, montrent bien qu’il y a, à l’heure actuelle, une réelle prise de conscience dans les stratégies d’action à initier pour éradiquer certains fléaux. Une démarche logique au regard des nouveaux enjeux sécuritaires qui nécessitent une mutualisation des forces, des moyens de riposte adéquats et un appui plus conséquent de la communauté internationale.
Le retour annoncé du Maroc au sein de l’Union africaine, après une absence de plus de deux décennies, comme son intégration au sein de la CÉDÉAO, participe aussi de ce sursaut qualitatif. Le royaume chérifien dont le rôle historique est connu dans la création de l’organisation panafricaine entreprend une percée économique remarquable en Afrique subsaharienne, sous l’impulsion du roi Mohammed VI.
Sur le continent africain, on assiste, de plus en plus, à des retournements de situation inattendus. Le plus récent, c’est le cas de la Gambie, où l’inamovible capitaine Yahya Jammeh, au pouvoir depuis le 22 juillet 1994, a perdu le scrutin présidentiel du 1er décembre 2016. C’est Adama Barrow qui préside désormais aux destinées du pays ! Enfin, en Angola, le président Joao Lourenço a remplacé, le 26 septembre 2017, le président Eduardo Dos Santos.
Autant de faits qui confortent notre conviction sur la nécessité d’une prise de conscience salutaire, dans un environnement mondial caractérisé par la montée du radicalisme, du repli sur soi et de l’extrémisme violent. L’espoir est permis.
Souaïbou CISSÉ
Administrateur Général
LE PANAFRICAIN
LE PANAFRICAIN Magazine bimestriel d'informations politiques, économiques et culturelles sur l'Afrique